Vénéneuses

PP

 

DEUX FEMMES, DEUX ÉPOQUES…

La femme des années 40, fatale, mystérieuse et alanguie, vivant dans un monde où la guerre pousse aux trafics en tous genres, où l’homme se doit d’être viril, où les sentiments sont tranchés. Un monde où on y croit encore, où la joie n’est jamais loin, où l’espoir n’est pas mort. La femme des années 80, désabusée, à la sexualité affirmée, évoluant dans un univers acidulé et décadent, un monde froid, où on avance sans trop se poser de questions. Les femmes des années 40 ont exercé une véritable fascination sur ces femmes des années 80.

Elles ont ceci en commun : ce sont des femmes libres.

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Les Vénéneuses replongent les quarantenaires dans les tubes de leur jeunesse en zigzaguant entre la poésie populaire de la chanson et du cinéma de ces deux époques emblématiques, empruntant leurs mots à deux grands dialoguistes, Prévert et Bertrand Blier.

Ces deux poupées déglinguées sont gouailleuses, n’ont pas leur langue dans leur poche, elles ont des choses à dire et vous avez intérêt à les écouter. Leurs talons claquent fort sur le bitume, la chaleur étouffante de la ville en été les rend paresseuses, elles déambulent de fumeries en boudoirs. Elles s’ouvrent la nuit comme des fleurs vénéneuses, et se referment au petit matin, fanées et couvertes de baisers.

Les Vénéneuses c’est Florence Domec et Caroline Gay, deux comédiennes chanteuses qui cultivent des formes de spectacles proches de la performance, du cabaret et du théâtre de rue.